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Le Patrimoine


A son ouverture, l’Hôtel-Dieu de Belleville disposait d’une seule salle et d’une chapelle pour accueillir 14 « pauvres malades », souffrant au moins de malnutrition. Les religieuses de l’ordre de Sainte Marthe dispensaient les soins hôteliers et médicaux. Une apothicairerie fut ouverte en 1749, où officiaient un apothicaire et surtout les Sœurs. De plus, un chirurgien et un médecin vinrent prêter leur concours.


Au cours du XIXème siècle, pour répondre à l’augmentation de la population de la ville et de sa paupérisation, deux salles respectivement de 14 et de 16 lits, analogues à la première, vinrent successivement augmenter les capacités d’accueil.

Aux environs de 1900, la législation imposa à l’Hôtel-Dieu de recevoir toute catégorie de malades, puis tous les vieillards infirmes et incurables domiciliés dans la ville.

Avant 1914, une salle d’opérations, un service de radiologie, une maternité et un pavillon pour contagieux vinrent compléter l’équipement hospitalier.

A la suite de la construction d’un nouvel hôpital, l’Hôtel-Dieu ne fut plus occupé que par les personnes âgées, jusqu’en 1991.

Resté Hôtel-Dieu, il fut le lieu où l’on distribua la soupe populaire jusqu’en 1960.


On peut bien sûr se demander comment était financé cet établissement. Aux XVIII et XIXèmes siècles, les dons divers : legs, donations d’argent ou de propriétés agricoles assurèrent la construction puis le fonctionnement. Les bienfaiteurs donateurs agissaient par charité et dans le souci du salut de leur âme.


Que reste t’il maintenant ? Les trois salles des malades conservent des rangées de lits en noyer, avec les rideaux destinés à assurer une certaine intimité au malade, notamment au moment des soins. Des vitrines illustrent l’évolution des instruments de chirurgie. Deux chapelles présentent une collection d’objets religieux.

La salle du conseil abrite le terrier des rentes de 1346 qui provient de l’ancienne maison-Dieu, les lettres patentes de fondation de l’Hôtel-Dieu portant le sceau de Louis XV, et l’Atlas de Botanique de 1808 (voir l’Herbier).

L’apothicairerie présente une collection fournie de pots de pharmacie de faïence (dont des albarelles de Lyon ou Nevers datées du XVIIème siècle), de porcelaine et de verre. Il reste aussi des instruments d’apothicaire : collection de mortiers, piluliers, balances. Et puisqu’il fut préparé ici, le sirop de Belleville est évoqué (voir l’Art de la Pharmacie).


Description succincte et incomplète des richesses présentes dans ces lieux chargés de souvenirs, qui méritent admiration et respect.