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Sir  Alexander   Fleming


Alexander Fleming  né en Ecosse en 1881 commença ses études de médecine en 1901, à l’hôpital Sainte Marie de Londres. En 1906 il entra au département de recherche de l’hôpital et  devint l’assistant de Sir Almroth Wright, pionnier de la thérapie vaccinale et de l’immunologie. Il obtint ses diplômes avec médaille d’or en 1908 et devint chargé de cours.

Il servit dans les hôpitaux de campagne pendant la première guerre mondiale puis revint au centre d’enseignement de l’hôpital en 1918, il fut alors nommé professeur de biologie.

Il commença des recherches sur les agents bactériens car pendant la guerre, il fut témoin de nombreux décès par septicémie. Dans un article de The Lancet, A.Fleming expliquait pourquoi les antiseptiques tuaient plus de soldats que les maladies elles-mêmes : ils travaillaient correctement sur la peau, mais les blessures profondes gardaient des microbes anaérobies et les antiseptiques paraissaient éliminer les agents bénéfiques qui auraient protégé les patients des infections. Sir A.Wright soutint les conclusions de Fleming.


En 1922  Fleming découvrit le lysozyme, antibiotique fabriqué par le corps lui-même et qui aurait de légères propriétés antibactériennes

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Déjà bien connu pour ses premières découvertes, il avait la réputation d’un chercheur remarquable mais négligent ; il oubliait souvent les cultures sur lesquelles il travaillait et son labo était d’habitude en plein désordre. De retour de vacances en 1928, alors qu’il cherchait les propriétés des staphylocoques, il remarqua que beaucoup de ses boîtes de culture avaient été contaminées par un champignon ; il les mit dans du désinfectant, mais dans certaines boîtes n’ayant pas complètement trempé, il remarqua autour du champignon certaines zones où les bactéries ne s’étaient pas développées. Il isola un peu de la moisissure et l’identifia comme appartenant à la famille du pénicillium : il l’appela  pénicilline. Ce n’était pas  la première fois qu’une culture était infectée mais le génie de Fleming fit qu’il comprit l’importance du phénomène.

Il étudia avec succès ses effets sur un grand nombre de bactéries comme le staphylocoque et tous les germes à Gram positif (scarlatine, pneumonie, méningite, diphtérie …) mais non contre les fièvres typhoïdes auxquelles il cherchait un remède à cette époque

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Il se heurta ensuite à de nombreux problèmes pour extraire la pénicilline et la fabriquer en grandes quantités ; les études cliniques n’étaient pas toujours convaincantes. Le fait que les grandes entreprises pharmaceutiques avaient beaucoup investi dans la production des sulfamides fut aussi un énorme frein à ses recherches.

Il continua ses expériences jusqu’en 1940 espérant intéresser un chimiste, sans succès. Mais la donne va changer, sur le plan pharmaceutique : il va falloir soigner les blessés de guerre.

Une équipe de chercheurs d’Oxford dirigée par Howard Florey et Ernst Chain s’intéressant aux résultats de Fleming, va isoler et théoriser correctement la structure de la pénicilline en 1940. Les essais cliniques eurent alors tant de succès qu’on chercha à la produire en grande quantité pour la distribuer massivement à partir de 1945.


Cette découverte accidentelle de 1928 marque le début des antibiotiques modernes.

Fleming, Florey et Chain reçurent ensemble le prix Nobel de médecine en 1945.

D’autre part Fleming reçut une centaine de prix et d’honneurs.


À ses moments perdus, Fleming peignait des «  peintures de germes » pour lesquelles il utilisait des spores de bactéries très pigmentées. Ces bactéries étaient invisibles tandis qu’il peignait mais prenaient des couleurs brillantes une fois cultivées !

Fleming est mort d’une crise cardiaque en 1955.

La découverte de la pénicilline a été considérée comme la plus importante du millénaire et on pense qu’elle a sauvé plusieurs centaines de millions de vies.


Annie Baraize

Bibliographie : La vie d’Alexander Fleming par André Maurois

                Fleming : L’homme et le mythe par Gwyn  Mfarlane

  

Ernest Duchesne


Depuis plus de mille ans, les bédouins d’Afrique, préparaient des onguents à partir de moisissures  récupérées sur les harnais des ânes. En 1897 un jeune médecin militaire lyonnais : Ernest Duchesne, observant les garçons d’écurie arabes, remarqua qu’ils utilisaient les moisissures des selles humides pour soigner les blessures.

Il mena des recherches poussées, découvrant le penicillium glaucum  , et nota son effet destructeur sur la bactérie escherichia coli. Ce fût le premier test clinique de ce qui devint plus tard la pénicilline.

Il envoya ses observations à l’Institut Pasteur qui n’accusa pas réception de ses travaux.

Il mourut de la tuberculose en 1912, dans l’anonymat.

Il reçut les honneurs posthumes en 1949 cinq ans après le prix Nobel de Sir Alexander Fleming….


Annie Baraize


Le  pénicillium,


-Penicillium digitatum et italicum :  agents dChampignon filamenteux de type moisissure, ressemblant à un pinceau, le  pénicillium est très commun dans l’environnement et peut être responsable de nombreuses dégradations.

Il a pour habitat : le sol, les denrées alimentaires, le compost en décomposition, les graines, les céréales…. Certaines espèces sont cultivées au niveau industriel, d’autres peuvent produire de dangereuses mycotoxines.

Parmi les plus connues, on trouve :

-Penicillium chrysogenum : très commune, cette espèce peut provoquer la détérioration des textiles, papiers, produits alimentaires ; elle est aussi utilisée maintenant pour la fabrication de la pénicilline.

-Penecillium notatum : synthétise la pénicilline

-Penicillium camembertii : utilisé en fromagerie pour la fabrication des pâtes molles et croûtes fleuries : brie, camembert, certains fromages de chèvre.

-Penicillium roqueforti : intervient dans l’affinage des fromages à pâte persillée du type roquefort, fourme d’Ambert, bleu d’Auvergne….

-Penicillium griseofulvum : largement répandue dans le sol et les matières en décomposition, cette espèce peut produire une mycotoxine dangereuse : la patuline

-Penicillium expensum :  agent de pourriture des fruits (pommes, poires), peut produire la patuline et contaminer jus de fruits et compotes .

e pourriture « bleue » et «  verte » des agrumes.

Ainsi, le pénicillium est continuellement présent dans notre environnement, nos cuisines, nos assiettes, pour le pire et le meilleur. Mais grâce à cette omniprésence, ce champignon est aussi devenu un remède miracle.


Annie Baraize

Penicillium chrysogenum
Alexander Fleming
Ernest Duchesne
Penicillium expensum